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Cabinets comptables : digitaliser la création d'entreprise sans perdre le lien avec vos clients

Par Marouane El Bahri DavidPublié le 13 octobre 2026Mis à jour le 2 novembre 2026

Pour un cabinet comptable, la création de société est souvent le premier rendez-vous avec un nouveau client, celui qui ouvre la lettre de mission comptable. Traitée à la main, elle transforme pourtant ce rendez-vous en échanges administratifs : relances de pièces, rédaction, dépôt au guichet unique, suivi des régularisations. Digitaliser les formalités permet de rendre ce temps au conseil, et de garder avec le client une relation centrée sur ses choix plutôt que sur ses justificatifs.

Que permet l'article 22 aux experts-comptables ?

Des travaux juridiques encadrés. L'article 22 de l'ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945, dans sa version en vigueur depuis le 1er septembre 2024, autorise les membres de l'ordre à donner des consultations et à effectuer des travaux d'ordre juridique, fiscal ou social, à deux conditions :

  • ces travaux ne constituent pas leur activité principale ;
  • ils concernent des entreprises auxquelles ils apportent des missions comptables ou d'accompagnement déclaratif et administratif de caractère permanent ou habituel, ou sont directement liés aux travaux comptables dont ils sont chargés.

Le même article encadre les activités commerciales, admises seulement à titre accessoire et dans les conditions fixées par les normes professionnelles. Accompagner la création d'une société pour un client qui vous confie ensuite sa comptabilité s'inscrit dans cette logique ; pour un cas limite, votre conseil régional de l'ordre est l'interlocuteur.

Pourquoi la création est-elle un moment clé de la relation client ?

Parce qu'elle précède toutes les autres missions. Le créateur accompagné par un cabinet au moment de l'immatriculation lui confie naturellement sa comptabilité, ses déclarations fiscales et sociales, puis ses opérations juridiques annuelles. À l'inverse, un créateur passé par un service tiers arrive avec des statuts que vous n'avez pas vus, et parfois avec un prestataire comptable déjà proposé par ce service. C'est ce qui fait de la création le meilleur produit d'appel d'un cabinet.

Ce premier contact donne le ton de la relation. S'il se résume à des relances de pièces, le client retient un cabinet qui lui demande des documents ; s'il porte sur ses choix, il retient un conseil.

Qu'est-ce qui éloigne le cabinet du conseil dans une création traitée à la main ?

Trois postes administratifs, qui occupent le temps passé avec le client sans apporter de valeur comptable :

PosteCe qui prend du temps
CollecteRelances pour obtenir pièces d'identité, justificatif de siège, attestation de dépôt de capital, déclarations de non-condamnation
ProductionRédaction des statuts, de l'annonce légale et des formulaires, avec le risque d'incohérences entre documents
Dépôt et suiviSaisie sur le guichet unique, suivi de l'instruction, réponse aux demandes de régularisation dans le délai de quinze jours (article R123-97 du Code de commerce)

Les causes de rejet les plus courantes, et les moyens de les éviter, sont détaillées dans notre article sur les rejets du greffe.

Comment digitaliser la création sans dépersonnaliser la relation ?

En digitalisant les formalités, pas l'accompagnement. Concrètement :

  1. Le client saisit son dossier en ligne, dans un parcours guidé à la marque du cabinet, qui ne demande que les pièces utiles à sa situation.
  2. Les documents sont produits depuis cette saisie unique : statuts, annonce légale, déclarations, signés électroniquement.
  3. Le dépôt et le suivi se font en ligne : le dossier part au guichet unique et avance jusqu'au Kbis sans saisie du cabinet.
  4. Les régularisations sont prises en charge par le mandataire de formalités, et le client est tenu informé sous la marque du cabinet.

Les autres façons de proposer la création, traitement interne ou plateforme en affiliation, sont comparées dans faire soi-même, plateforme ou marque blanche.

Le cabinet garde ce qui fait sa valeur : le conseil sur la forme juridique, la rémunération du dirigeant ou le régime fiscal, la lettre de mission, et la relation qui commence. La digitalisation ne remplace pas l'échange avec le client ; elle lui rend sa place.

Création traitée à la mainCréation digitalisée
Premier échange avec le clientListe de pièces à fournirChoix de structure et de fiscalité
Temps du collaborateurCollecte, saisie, relancesConseil
Suivi du dossierPar le cabinet, au fil des demandes du greffeEn ligne, client informé à chaque étape
Image du cabinetInterlocuteur administratifConseil dès le premier jour

Ce que Cofondo change pour vous

Avec Cofondo, vos clients créent leur société en ligne, sous la marque du cabinet : une fois le questionnaire complété, documents, signatures, annonce légale et dépôt au guichet unique sont pris en charge jusqu'au Kbis, sans action administrative de vos collaborateurs. Le parcours est à la marque de votre cabinet ; vos clients ne voient jamais Cofondo, et vous restez leur interlocuteur. Cofondo agit comme mandataire de formalités désigné par le client, couvre la SASU, la SAS, la SARL, l'EURL et la micro-entreprise, et corrige puis redépose le dossier sans frais en cas de rejet. Cofondo ne propose aucun service comptable : il ne concurrence pas votre cabinet.

Questions fréquentes

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Cofondo s'intègre en marque blanche dans votre parcours : collecte guidée, signature électronique et dépôt INPI automatisé, du premier clic au Kbis.