Pour un cabinet comptable, la création de société est souvent la première mission confiée par un nouveau client, et celle qui ouvre la lettre de mission comptable. Mais c'est aussi une mission chronophage et peu rentable lorsqu'elle est traitée dossier par dossier : collecte des pièces, rédaction, dépôt au guichet unique, suivi des régularisations. Industrialiser ces créations permet de garder la relation client dès le départ sans mobiliser vos collaborateurs sur la saisie.
Que permet l'article 22 aux experts-comptables ?
Des travaux juridiques encadrés. L'article 22 de l'ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945, dans sa version en vigueur depuis le 1er septembre 2024, autorise les membres de l'ordre à donner des consultations et à effectuer des travaux d'ordre juridique, fiscal ou social, à deux conditions :
- ces travaux ne constituent pas leur activité principale ;
- ils concernent des entreprises auxquelles ils apportent des missions comptables ou d'accompagnement déclaratif et administratif de caractère permanent ou habituel, ou sont directement liés aux travaux comptables dont ils sont chargés.
Le même article encadre les activités commerciales, admises seulement à titre accessoire et dans les conditions fixées par les normes professionnelles. La création d'une société pour un client qui vous confie ensuite sa comptabilité s'inscrit dans cette logique ; pour un cas limite, votre conseil régional de l'ordre est l'interlocuteur.
Pourquoi la création d'entreprise est-elle une mission stratégique pour un cabinet ?
Parce qu'elle précède toutes les autres. Le créateur qui a fait immatriculer sa société par un cabinet lui confie naturellement sa comptabilité, ses déclarations fiscales et sociales, puis ses opérations juridiques annuelles. À l'inverse, un créateur passé par un service tiers arrive avec des statuts que vous n'avez pas vus, et parfois avec un prestataire comptable déjà proposé par ce service.
Où se perd le temps dans une création traitée à la main ?
Dans trois postes, qui n'apportent pas de valeur comptable :
| Poste | Ce qui prend du temps |
|---|---|
| Collecte | Relances pour obtenir pièces d'identité, justificatif de siège, attestation de dépôt de capital, déclarations de non-condamnation |
| Production | Rédaction des statuts, de l'annonce légale et des formulaires, avec le risque d'incohérences entre documents |
| Dépôt et suivi | Saisie sur le guichet unique, suivi de l'instruction, réponse aux demandes de régularisation dans le délai de quinze jours (article R123-97 du Code de commerce) |
Les causes de rejet les plus courantes, et les moyens de les éviter, sont détaillées dans notre article sur les rejets du greffe.
Comment industrialiser les créations d'entreprise ?
En inversant la charge de la saisie et en centralisant le suivi :
- Le client remplit lui-même son dossier dans un parcours guidé, à la marque du cabinet, qui ne demande que les pièces utiles à sa situation.
- Les documents sont générés automatiquement depuis cette saisie unique : statuts, annonce légale, déclarations.
- Les dossiers sont centralisés dans un back-office où vos collaborateurs voient l'avancement de chacun, et peuvent déposer plusieurs dossiers en une fois.
- Les régularisations sont prises en charge par le mandataire de formalités, sans retour au cabinet.
Le cabinet garde ce qui a de la valeur : le conseil au client sur sa situation, la lettre de mission, et la relation qui commence.
Ce que Cofondo change pour vous
Avec Cofondo, vos collaborateurs déposent en lot depuis un back-office unique et suivent l'avancement de chaque dossier client. Le parcours est à la marque de votre cabinet ; vos clients ne voient jamais Cofondo. Cofondo agit comme mandataire de formalités désigné par le client, couvre la SASU, la SAS, la SARL, l'EURL et la micro-entreprise, et ses formalistes corrigent et redéposent sans frais en cas de rejet. Cofondo ne propose aucun service comptable : il ne concurrence pas votre cabinet.